1. Presente los proyectos de integración regional en América Latina,
el papel de Mercosur, y las perspectivas de futuro de la integración regional
en América Latina, apoyándose en todos los documentos siguientes y en
sus conocimientos personales (deber manuscrito, en 900
palabras). Entregar el trabajo manuscrito el 17 de marzo de 2026.
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L'Amérique
du Sud sur les traces de l'UE, par Paulo A. Paranagua
Le Monde | 12.06.2008 |Par Paulo
A. Paranagua (Service International)
L'Union européenne (UE) reste la référence, si ce n'est le miroir,
des initiatives latino-américaines en matière d'intégration régionale. La
dernière en date, l'Union des nations sud-américaines (Unasur), née à Brasilia
le 23 mai, n'échappe pas à la règle. Le traité signé par les douze pays
d'Amérique du Sud ne laisse aucun doute à ce sujet. Le préambule du texte
attribue à la nouvelle organisation, dotée de la personnalité juridique internationale,
le but de "construire une identité et une citoyenneté
sud-américaines" et de "développer un espace
régional intégré sur les plans politique, économique, social, culturel, environnemental,
énergétique et des infrastructures".
Il s'agit de contribuer ainsi à l'émergence d'un "monde multipolaire", "libre d'armes
nucléaires et de destruction massive", et de "régler les
problèmes qui affectent la région, tels que la pauvreté, l'exclusion et les inégalités
sociales". L'Unasur
entend assimiler les acquis du Mercosur - l'union douanière
sud-américaine fondée par l'Argentine, le Brésil, le Paraguay et l'Uruguay - et de la Communauté andine
des nations (CAN), qui regroupe la Bolivie, la Colombie, l'Equateur et le Pérou. La nouvelle organisation a
l'ambition "d'aller au-delà de la convergence du Mercosur
et de la CAN" et, à
terme, de les absorber.
Le Mercosur avait déjà dépassé son ambition initiale : la promotion des
échanges, un objectif atteint en dépit des dérogations et entorses au
libre-échange encore persistantes. Comme l'UE, ses pays membres ont harmonisé
leurs passeports, qui portent désormais le nom du Mercosur au-dessus de celui
de la nation émettrice.
A l'image des fonds structurels de l'UE, le Mercosur s'est doté d'un fonds pour compenser les "asymétries" entre
les économies, c'est-à-dire les immenses inégalités entre le Brésil et ses
partenaires, notamment l'Uruguay et le Paraguay. Ce souci est repris par
l'Unasur. Selon le traité, l'Union vise un développement équitable, "surmontant
les asymétries par la complémentarité des économies des pays d'Amérique du
Sud".
Moins proches que le Mercosur, les pays andins ont mis sur pied une institution
de crédit performante, la Corporation andine de développement (CAF), qui
regroupe d'autres pays de la région. Le Mercosur et la CAN sont en pourparlers
avec l'UE en vue d'un accord d'association.
Alors que l'intégration européenne a commencé par le charbon et l'acier,
l'Unasur cherche à s'appuyer sur l'intégration énergétique. L'Initiative pour
l'intégration de l'infrastructure régionale sud-américaine (Iirsa) a identifié
plus de 500 projets dans le domaine des transports, de l'énergie et des
communications, d'une valeur de 68 milliards de dollars, susceptibles de rapprocher les pays. La Banque du Sud, lancée fin 2007,
vient compléter le dispositif financier existant dans la région.
Loin de limiter ses compétences, l'Unasur devrait aborder les migrations, la recherche et la diversité
culturelle, la répression des trafics de drogue, d'armes ou d'êtres humains, le
terrorisme et le crime organisé.
Les décisions seront prises par consensus, par le conseil des chefs d'Etat, réuni
au minimum une fois par an, ou le conseil des ministres des relations
extérieures, réuni au moins tous les six mois. Outre une présidence tournante
d'un an, l'Unasur a décidé de se doter d'un secrétariat général, basé à Quito
(Equateur), et à terme d'un Parlement, qui siégera à Cochabamba (Bolivie).
Le mérite, mais aussi les limites d'Unasur, revient à la diplomatie brésilienne,
la seule en Amérique latine, avec la diplomatie mexicaine, à témoigner de continuité, de professionnalisme et de
vigueur. L'instabilité de l'Argentine d'après-guerre a lourdement handicapé
sa diplomatie. La désinvolture du président Nestor Kirchner, puis
de son épouse Cristina Kirchner, a rendu inaudible l'Argentine sur la scène
internationale. Le Venezuela a longtemps assuré la permanence de la
démocratie dans la région, alors que sévissaient les dictatures en Amérique du
Sud et les conflits armés en Amérique centrale, mais le
président Hugo Chavez a cassé l'outil diplomatique avec ses
provocations dominicales à la télévision et l'allégeance imposée à ses
fonctionnaires.
MINÉE PAR DES CONFLITS
La démarche de Brasilia serait plus méritoire si son ministère des relations
extérieures n'avait pas plaqué son propre organigramme sur l'intégration
régionale, en séparant l'Amérique du Sud de l'Amérique centrale, du Mexique et
des Caraïbes.
D'abord parce que le Brésil et
le Mexique, acteurs globaux, gagnent à être ensemble et non en concurrence. Ensuite parce
que l'Amérique centrale est en avance sur le Mercosur et la CAN en termes
d'intégration des infrastructures et de convergence. Enfin parce que la Mission
des Nations unies pour la stabilisation en Haïti (Minustah) reste le meilleur
exemple ce que peuvent faire ensemble les pays latino-américains.
La négociation du traité d'Unasur a été laborieuse. Aurait-elle été plus
compliquée si elle avait inclus le Mexique et l'Amérique centrale ? On peut
en douter, car les négociations de l'UE avec les Mexicains et
avec les Centre-Américains n'ont pas connu les problèmes qui bloquent les discussions avec le Mercosur ou la CAN.
Les difficultés d'Unasur ont pour origine les tendances centrifuges en Amérique du
Sud. La signature du traité était prévue à Carthagène (Colombie), fin mars,
mais les tensions entre Bogota, Caracas et Quito ont imposé l'ajournement et le
changement de cadre. Le secrétaire général désigné, l'ancien président
équatorien Rodrigo Borja, a renoncé avant même d'avoir pris ses fonctions.
L'Unasur est minée par des conflits, comme celui qui divise les pays andins, ou
celui qui oppose l'Argentine à l'Uruguay, à cause de la construction d'une
usine de cellulose sur le fleuve frontalier. A Brasilia, avant le sommet, le
président Luiz Inacio Lula da Silva a dû réunir ses homologues du Venezuela, de l'Equateur et de
la Bolivie, pour les prier de mettre une sourdine à leurs critiques. L'intégration
régionale n'est pas une affaire d'idéologie mais d'avancées en termes
d'infrastructures, de croissance, de coopération et de bien-être pour le plus grand nombre.
L'UE s'est construite sur la base d'un accord entre gauche et droite
européennes. Le consensus suppose des concessions. L'intégration
latino-américaine ne se fera pas si les négociateurs continuent à camper sur un souverainisme sourcilleux.
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TRIBUNA: ECONOMÍA GLOBAL
La hora de América Latina
ALICIA BÁRCENA, EL PAIS, 25 de julio de 2010
Una de las características principales de la crisis
económica global, y que ha sido esencial para la forma en que se ha manifestado
en América Latina y el Caribe, es que el epicentro de la crisis estuvo en el
mundo desarrollado y, asimismo, en el aparato financiero.
En América Latina y el Caribe, la banca no colapsó,
los créditos hipotecarios siguieron su curso normal, los activos tóxicos no
constituyeron un aporte al vocabulario doméstico, las compañías de seguros han
respirado con tranquilidad. Los Gobiernos no tuvieron que salir presos del
pánico a salvar a los bancos privados y los niveles de déficit fiscal se han
mantenido en umbrales de gran responsabilidad. A diferencia de crisis
anteriores, esta vez los países de la región no han sido parte del problema,
sino parte de la solución, y han dado muestras contundentes de responsabilidad
fiscal, de sobriedad financiera, de preocupación por las personas.
La crisis se hizo presente en la región
particularmente durante 2009. Principalmente, se manifestó en cuatro
dimensiones muy relevantes: a) una brusca caída del comercio, que en volumen
cayó un 13,5%; b) una acentuada caída en la inversión extranjera directa, que
decreció un 42%, tras alcanzar un récord en 2008; c) una significativa caída en
el volumen de las remesas, de alrededor del 10%, y d) una fuerte caída de los
precios de los productos básicos (25%). La economía se resintió de todo ello y
en 2009 cayó el 1,9%. Además aumentó el desempleo y la economía sumergida, y la
pobreza, que había bajado 11 puntos entre 2002 y 2008, habrá vuelto en 2009 a
subir en un punto porcentual.
Pero no todos los países de la región han sufrido
la crisis de la misma manera, y, por tanto, las vías y los ritmos de
recuperación son también distintos. Los países principalmente de América del
Sur basan sus economías en la exportación de productos básicos (petróleo, soja,
cobre, minerales) que, tras sufrir una caída en sus precios internacionales,
rápidamente se han recuperado. El dinamismo de China y de otros países
asiáticos ha significado una recuperación de la demanda y de los precios
internacionales de estos productos en general.
Por otra parte, en la mayoría de las economías de
América Central y México, un pilar muy importante es la exportación de bienes a
EE UU y, junto con el Caribe, reciben montos significativos por concepto de
remesas de sus migrantes. Para estos países, los efectos negativos han sido
mayores y los ritmos de recuperación se prevén también más lentos.
En Europa, no obstante, las medidas de contención
del riesgo de pérdidas, recuperación de la confianza en los mercados mediante
garantías y la limpieza de las carteras a través de la compra de activos
comprometidos por parte de entidades estatales o semiestatales trasladaron el
riesgo privado hacia un mayor riesgo de la deuda pública. Por ello, en varios
países se observó un deterioro de las finanzas públicas.
Adicionalmente, en otros países el déficit
proyectado exhibía más bien una dinámica propia, por lo que desde antes de la
eclosión de la crisis las proyecciones sobre sus resultados fiscales apuntaban
a una agudización del problema. Aún más, las dudas sobre la sostenibilidad del
cuadro macroeconómico se agudizaban en aquellos casos en que el déficit fiscal
fue acompañado de un déficit en las cuentas externas. Así, en el primer
trimestre de 2010 surgen interrogantes en los mercados financieros
internacionales sobre la capacidad de cumplimiento del servicio de la deuda
pública de algunos países europeos y rebrotan sentimientos de incertidumbre
respecto a una pronta recuperación de la economía internacional.
El Estudio Económico de América Latina y el Caribe
presentado por CEPAL el 21 de este mes muestra una vigorosa recuperación de las
economías de la región en lo que va de 2010. En términos regionales, y en lo
que se refiere a los componentes del gasto, la formación bruta de capital, el consumo
privado y las exportaciones de bienes y servicios son los componentes más
dinámicos. El elevado dinamismo evidenciado por la demanda interna, tanto de
consumo como de inversión, en el cual influye la reanudación de proyectos que
fueron suspendidos durante la crisis, así como la recuperación de la producción
agrícola en varios países de América del Sur, han impulsado la economía
regional hasta un crecimiento del 5,2% en 2010.
Este estudio también muestra que el comercio tuvo
una recuperación paulatina desde mediados de 2009, cuando empezó a registrar
crecimientos mensuales positivos, tendencia que se refuerza en lo que va de
2010. Asimismo, los precios de los productos básicos muestran un aumento, lo
que implica que se proyecte para este año un aumento del 7,1%, en promedio para
la región, de los términos de intercambio. Para América Central y el Caribe, se
estima un aumento del turismo del 7,5% y el 3,8% respectivamente, así como un
fuerte repunte de las remesas. A pesar de la turbulencia causada por la crisis
europea, la región sigue experimentando condiciones de financiamiento externo
favorables y mostrando mejoras en sus indicadores de riesgo.
En suma, la región da muestras de una recuperación
económica muy vigorosa, con un sistema financiero sano y con las cuentas
fiscales en orden.
Alicia Bárcena es secretaria ejecutiva de la Comisión Económica para
América Latina y el Caribe de las Naciones Unidas (CEPAL).
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Amérique latine : tout savoir sur les blocs
commerciaux et le poids respectif des deux plus grands
SAULO TEODORO FERREIRA, 31 JUILLET
2015
Les
blocs commerciaux sont des accords intergouvernementaux censés procurer des
gains économiques à leurs membres à travers l’abaissement des barrières aux
échanges. Certains, comme l’Union européenne, l’ALENA et l’Union africaine,
sont très connus.
Parce qu’ils encouragent les investissements directs étrangers, renforcent la
concurrence et dopent les exportations, ces blocs peuvent se révéler très
bénéfiques pour les pays qui en font partie.
En Amérique latine, le Mercosur et
l’Alliance du Pacifique, de
constitution plus récente, représentent ensemble 93 % environ du PIB de la
région (prix du marché de 2014). Quels sont les pays membres de ces blocs et
leurs avantages comparés ?
L’Alliance du
Pacifique a été constituée en 2011 par le Chili, la Colombie,
le Mexique et le Pérou. Ensemble, ces quatre pays affichent une population de
quelque 221,3 millions d’habitants et un PIB de 2 100 milliards
de dollars. Le Marché commun du Sud
(Mercosur), créé en 1991, réunit l’Argentine, le Brésil, le Paraguay,
l’Uruguay et le Venezuela. À eux cinq, ces pays ont une population de
285,0 millions d’habitants et un PIB de 3 500 milliards de
dollars.
Le commerce intra-bloc, normalement dopé par ce type d’accords, représente
environ 4 % du total des échanges de l’Alliance du Pacifique, contre
14 % environ pour le Mercosur.
Quant aux échanges avec le reste du
monde, l’Alliance du Pacifique commerce surtout avec les États-Unis (environ
50 % des transactions), une situation due aux liens étroits du Mexique
avec ce pays, contre 11 % pour les pays du Mercosur. La Chine représente
entre 12 à 14 % des échanges totaux des deux groupements.
Les échanges entre membres des deux blocs latino-américains ne
progressent que lentement
La croissance de l’activité entre membres reste atone, surtout dans le cas du
Mercosur où elle a même reculé de 3 % par rapport à son niveau d’avant la
crise de 2008. De même et malgré un meilleur dynamisme, le commerce intra
Alliance du Pacifique marque le pas, après l’essor enregistré en 2011, l’année
de la signature de l’accord.
Les pays membres connaissent une
croissance modeste depuis la crise financière
L’une des grandes vocations des blocs commerciaux est d’aider les pays membres
à se développer. Entre 2011 et 2014, les pays de l’Alliance du Pacifique ont
enregistré une croissance annuelle moyenne du PIB réel de 3,1 %, contre
1,5 % pour les pays du Mercosur. Mais aucun des deux blocs n’a retrouvé
les niveaux soutenus d’avant la crise financière de 2008 (autour de 5 %).
L’élargissement des
blocs est à l’ordre du jour, mais avec des résultats variables en termes
d’exportations et d’importation
Entre 2011 et 2014, les exportations en
provenance de l’Alliance du Pacifique ont progressé en moyenne de 4,2 %,
tandis que celles des pays du Mercosur reculaient de 1,2 %. Dans le même
temps, la hausse des importations par les pays du Mercosur est en recul
constant depuis 2011, avec un repli de 5,3 % en 2014. Dans les pays de
l’Alliance du Pacifique, la croissance des importations reste positive, après
l’effondrement de 2008-2009 et la rapide reprise de 2010.
Les deux blocs envisagent un élargissement, à la Bolivie dans le cas du
Mercosur et au Costa Rica pour l’Alliance du Pacifique. Pour le Mercosur, cela
représentera une hausse de 3,8 % de la population (295,9 millions
d’habitants), contre 2,2 % pour l’Alliance du Pacifique (autour de
226,2 millions). En termes nominaux, le PIB augmentera d’environ 1 %
pour les pays du Mercosur et de 2 % pour les pays de l’Alliance du
Pacifique.
(Fuente :
Amérique latine : tout savoir sur les blocs commerciaux et le poids respectif
des deux plus grands, worldbank.org))
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América Latina y el Caribe retomará tenue crecimiento en 2017 en medio de
incertidumbres sobre la economía mundial
Tras dos años seguidos de caídas, la región crecerá 1,3% el próximo año en
un complejo escenario internacional, según nuevas proyecciones de la CEPAL.
14 de diciembre de 2016 |COMUNICADO
DE PRENSA
Tras dos años seguidos de contracción, América
Latina y el Caribe tendrá en 2017 un modesto crecimiento de 1,3%, según nuevas
proyecciones entregadas hoy por la CEPAL.
El organismo regional de las Naciones Unidas dio a conocer su informe
anual Balance Preliminar de las Economías de América
Latina y el Caribe 2016, en el cual llama a dinamizar el
impulso de inversión público-privado para retomar el crecimiento de corto y
largo plazo y hacer frente a los riesgos y crecientes incertidumbres del
escenario internacional.
“Estamos en un punto de inflexión. América Latina y
el Caribe volverá a crecer pero de manera moderada y sin motores claros que la
impulsen. Su recuperación será frágil mientras se mantengan las incertidumbres
del contexto económico, en particular las tendencias proteccionistas
recientemente observadas. Por ello retomar la senda del crecimiento regional
requiere mucha cautela y revertir la dinámica del proceso de inversión, lo que
demanda una importante movilización de recursos financieros”, declaró Alicia
Bárcena, Secretaria Ejecutiva de la Comisión Económica para América Latina y el
Caribe (CEPAL), en Santiago, Chile, durante la conferencia de prensa en la que
se presentó el documento.
Según el informe, la región finalizará 2016 con una
contracción promedio de 1,1%. América del Sur será la subregión más afectada,
con una caída de -2,4%, mientras que el Caribe se contraerá 1,7% y
Centroamérica tendrá un crecimiento positivo de 3,6%.
Agrega que la tasa de desempleo urbano muestra una
tendencia alcista y podría terminar 2016 en 9% -muy superior al 7,4% registrado
en 2015- debido a la disminución de la tasa de ocupación y al aumento en la
tasa de participación laboral. La inflación, en tanto, muestra niveles
diferentes entre las subregiones. En América del Sur pasó de 9,2% en septiembre
de 2015 a 10,9% en igual mes de 2016, mientras que las economías de Centroamérica
y México (como grupo) pasaron de registrar una inflación (acumulada a 12 meses)
de 2,5% en septiembre de 2015 a 3,4% en septiembre de 2016.
En relación a las proyecciones de crecimiento para
2017, una mejora en los precios de las materias primas beneficiaría los
términos de intercambio de América del Sur, subregión que repuntaría con un
alza en su PIB de 0,9%, mientras que el Caribe crecería 1,3%, principalmente
por la actividad turística. Centroamérica, en tanto, se expandiría 3,7%.
La mayor demanda externa beneficiaría en general a
la región en 2017, sumado a una recuperación del comercio intrarregional debido
al mejor desempeño de las economías del sur. Sin embargo, las incertidumbres
del contexto internacional tendrán efectos diferenciados en los distintos
países y subregiones de América Latina y el Caribe y contribuirán a acentuar
las diferencias subregionales en función de la orientación productiva y
comercial de las economías, señala el informe.
Por otro lado, si bien se prevé la continuidad de
la política monetaria expansiva por parte del Banco Central Europeo y del Banco
Central de Japón hasta fines de 2017, la normalización de las tasas de interés
en Estados Unidos puede conllevar un reacomodo de los precios de los activos
financieros, volatilidad financiera y aumentos en los costos de financiamiento
para la región.
Ante esta coyuntura, la CEPAL recomienda a los
países seguir fomentando la inversión mediante políticas económicas
contracíclicas, con aumentos de productividad además de medidas fiscales
activas y ajustes inteligentes. El organismo llama también a reducir la evasión
y elusión –que llega al 6,7% del PIB regional-, cautelar el gasto público,
revisar la estructura de subsidios (especialmente a los combustibles) e
incentivos y reorientar hacia la promoción de inversiones y gasto social
esencial. “El desafío del salto ambiental que propone la CEPAL da el marco
estratégico para las oportunidades de inversión e innovación”, recalca el
documento.
(Fuente :
http://www.cepal.org/es/comunicados/america-latina-caribe-retomara...)
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Las cinco principales economías de América Latina estarán gobernadas por
primera vez por la izquierda
El triunfo de Lula se suma al de Petro en Colombia; López Obrador en
México; Fernández en Argentina y Boric en Chile, algo que nunca antes había
coincidido
SANTIAGO
TORRADO, El País, 31 de octubre de 2022
Con el triunfo este domingo de Luiz Inácio Lula da Silva
en Brasil, que será presidente por tercera vez, la izquierda latinoamericana
endereza el rumbo, extiende su largo ciclo de victorias electorales y supera el
traspié que supuso el rechazo a la nueva Constitución en el plebiscito
chileno. Con la
llegada al poder de Lula, Gabriel Boric en Chile y
Gustavo Petro en Colombia, todos en este 2022, las cinco principales economías
de la región, que completan México y Argentina, quedan por primera vez en manos
de fuerzas progresistas.
Fueron precisamente los líderes de las otras cuatro economías más grandes
de la región los primeros en felicitar a Lula por su triunfo. Con un escueto
“Viva Lula” celebró Petro la ventaja en el escrutinio del próximo mandatario
brasileño; le siguieron el mexicano Andrés Manuel López Obrador, Boric y
culminó Alberto Fernández, desde Argentina. A ellos se sumaron, casi al
unísono, todos los líderes progresistas o que se vanaglorian de ello en América
Latina.
Brasil está de regreso, y Lula pasa a ser el decano
del bloque de izquierdas. El líder
del Partido de los Trabajadores (PT) ha sacado lustre al
reconocimiento internacional que obtuvo durante sus dos periodos, entre 2003 y
2010, y ahora se propone una suerte de reinserción de Brasil en el mundo, después
de los cuatro años del ultraderechista Jair Bolsonaro, al que The
Economist ha calificado como el “pupilo estrella” de Donald Trump.
Las elecciones presidenciales en Brasil tenían una dimensión geopolítica
trascendental para la región. Además de las lecturas sobre el significado de
una lucha global entre la ultraderecha, encarnada en este caso por Bolsonaro, y
la izquierda de Lula da Silva, el resultado tiene, en la práctica, una gran
repercusión en los equilibrios regionales. Todo ocurre, además, en un momento decisivo
para el afianzamiento de Gobiernos progresistas en América Latina. Después de
las victorias de Boric en Chile y de Petro en Colombia, el regreso al poder del
fundador del PT no solo fortalecerá ese bloque, sino que va camino de
reconfigurar el mapa de liderazgos.
Desde 2018, por población, peso económico y capacidad de interlocución con
Estados Unidos, ese papel le corresponde al presidente de México. López
Obrador, que está a punto de entrar en la recta final de su mandato, recibió a
Lula el pasado marzo haciendo hincapié en las afinidades con el brasileño. “Nos
une la lucha por la igualdad y la justicia”, afirmó entonces. Tras conocer su
victoria, dejó claro su alborozo: “Ganó Lula, bendito pueblo de Brasil. Habrá
igualdad y humanismo”, dijo en un tuit. La coalición de Lula no derrotó solo a
Bolsonaro, sino que se hizo también con el timón de una alianza regional que no
tendrá precedentes.
El gigante sudamericano acabó la primera era Lula
como un poder emergente, antes de la crisis política y económica que llevó
al impeachment de su sucesora, Dilma Roussef, en 2016.
Después, los escándalos de corrupción lastraron al PT y Lula estuvo 580 días en
prisión por unas condenas hoy anuladas, pero en su momento Barack Obama lo
consideró “el político más popular de la tierra”, encabezó los listados de
líderes más influyentes, promovió el bloque de los BRICS —Brasil, Rusia, India,
China y Sudáfrica—, el país obtuvo la sede del Mundial 2014 y los Juegos
Olímpicos de 2016 e incluso se hizo una película sobre su vida, Lula, o
filho do Brasil (Lula, el hijo de Brasil).
El peso de Brasil es innegable. Se trata de un país
de dimensiones continentales, con más de 200 millones de habitantes, que
crecerá este año al 2,8%, según el FMI. “¿Cuáles son las cinco mayores economías
de América Latina?”, pregunta con trampa por teléfono el exdiplomático Julio
César Gomes Dos Santos para subrayar que después de Brasil y México, el Estado
de São Paulo —con 46 millones de habitantes— sería por sí mismo la tercera
economía de la región, por encima de Argentina, Colombia y Chile.
“Brasil es hoy
un paria de la comunidad internacional”, se lamenta Gomes Dos Santos, que fue
embajador en los gobiernos de Cardoso y Lula y después se dedicó a la academia
en Colombia. Desde tiempos de la dictadura, que acabó en 1985, Brasil trazó una
política exterior independiente, responsable y pragmática, muy profesional, que
prosiguió con todos los presidentes hasta que Bolsonaro rompió esa tradición al
alinearse con la Casa Blanca de Trump, explica el experto. ¿Cómo sería una
nueva política exterior con Lula? “Basta dar una mirada a sus dos gobiernos,
cuando Brasil se proyectó en el exterior como en ninguna otra época de su
historia”, señala. Sería, según este análisis, un regreso a la tradición
diplomática brasileña.
Elecciones
en Brasil 2022, segunda vuelta, en vivo
Las circunstancias son distintas, a nivel global y
a nivel regional, y eso condiciona la política exterior, matiza el científico
político Sergio Fausto, director de la Fundación Fernando Henrique Cardoso. “No
estamos viviendo un bum de las commodities [materias primas]”,
recuerda. Sin embargo, coincide en que las directrices centrales son las mismas
de los dos mandatos anteriores, con una evidente influencia de Celso Amorim,
canciller en esos años y cercano asesor de campaña. “Tampoco hay que exagerar
las afinidades políticas entre diferentes países; hay ubicaciones geográficas
que marcan diferencias importantes”, advierte. México comparte infinidad de
asuntos bilaterales con Estados Unidos y Colombia es un estrecho socio de
Washington en la región, por mencionar dos ejemplos. A pesar de esos matices,
“hay cierta convergencia, sobre todo en América del Sur, en relación con la
importancia de relanzar de alguna manera Unasur, pero sin los tintes
ideológicos que tuvo en aquel entonces, cuando el chavismo era muy fuerte”.
Afinidades
El propio Amorim aseguró esta semana en un
encuentro con corresponsales en São Paulo que los asuntos ambientales serán un
“elemento central en la política exterior, porque de la cuestión climática
depende la supervivencia del planeta”. Lo acompañaba la exministra de
Medioambiente Marina Silva, un símbolo de la conservación de la Amazonía, muy
maltratada bajo Bolsonaro. Lula tendrá “tolerancia cero”
con la deforestación, impulsará metas climáticas más ambiciosas y reforzará la
cooperación internacional para proteger el pulmón del mundo, subrayó la
ecologista.
Brasil puede encontrar allí
importantes afinidades con otros países de la región. La nueva izquierda
encabezada por Petro —y en menor medida por Boric— llega con una agenda
ambiental muy marcada y postula un modelo económico que dé prioridad a las
energías limpias. Fausto considera sintomático que a pesar de todas las heridas
del pasado, Marina Silva, que se alejó hace años del PT, se la ha jugado por la
campaña de Lula. “Es una señal clara de que el tema ambiental tendrá una
centralidad nueva en el futuro gobierno de Lula”, señala.
“Vamos a construir un Brasil sostenible”, promete Lula en una carta al
“Brasil del mañana” que divulgó su campaña esta semana, en la que se propone
superar el aislamiento que atribuye a Bolsonaro. “Retomaremos la política
exterior soberana, altiva y activa, promoviendo el diálogo democrático y
respetando la autodeterminación de los pueblos”.
Dado que la integración con Argentina, Uruguay y
Paraguay en el Mercosur se antoja irreversible —a pesar de que Bolsonaro
intentó torpedear el bloque—, la mayor sintonía que se vislumbra es con la
Colombia de Petro, otro país amazónico. Entre los actuales líderes
latinoamericanos, apunta Gomes Dos Santos, “el único que tiene una vastísima
experiencia de gobierno de ocho años en un país como es Brasil, con una
industrialización increíble, una agricultura imbatible y un empresariado
fortísimo, y convivió con todo esto, fue Lula”.
--
AMÉRIQUE LATINE : LE BRÉSIL ET L’ARGENTINE
RELANCENT LE PROJET D'UNE MONNAIE COMMUNE BAPTISÉE «SUR»
Publié le 25/01/2023
Le Brésil et l’Argentine
envisagent de créer une monnaie commune afin de stimuler le commerce régional
et de réduire leur dépendance à l’égard du dollar américain. Si le projet reste
pour l'heure bloqué au stade des négociations, il pourrait, à l’avenir, devenir
la deuxième plus grande union monétaire du monde.
Une future
alliance stratégique. À l’issue d’un sommet de la Communauté des États
d’Amérique latine et des Caraïbes (Celac), les présidents du Brésil et de
l’Argentine ont annoncé un nouveau rapprochement de leurs positions quant à la
création d’une monnaie commune, dont l’objectif serait de redynamiser le
commerce régional et de réduire leur dépendance au dollar américain, a
révélé le
Financial Times.
Dans cette
optique, cette potentielle union devrait, dans un premier temps, s’articuler
autour des deux plus grandes économies de la région, le Brésil et l’Argentine,
avant d’intégrer progressivement d’autres pays, à
commencer par ceux du Mercosur (Uruguay et Paraguay). La nouvelle monnaie
pourrait être baptisée «sur» («sud» en Français) et devrait d’abord fonctionner
en parallèle avec le réal brésilien et le peso argentin. À terme, elle pourrait
représenter environ 5 % du PIB mondial.
«Deux
peuples frères se rencontrent à nouveau. Une relation qui n'aurait jamais dû
être interrompue et que l'histoire de la fraternité latino-américaine fait
renaître», ont déclaré Alberto Fernández et Lula da Silva
dans un document publié à la suite de leur
rencontre bilatérale organisée dimanche dernier.
DES ÉCONOMIES TRÈS DIFFÉRENTES
Toutefois,
cet immense projet ne devrait pas tout de suite voir le jour. Si l’idée avait
déjà germé par le passé au sein des instances des deux pays, tous les pourparlers
avaient échoué, notamment en raison de l’opposition systématique de la banque
centrale du Brésil et d’un manque de soutien politique.
Et pour
cause, si le Brésil et l’Argentine sont les deux plus grandes économies de la
région, et pèsent à elles deux près de 26,1 % du PIB sud-américain,
l’écart entre les deux voisins est très important. Jusque dans les années 1970,
le Brésil était un «nain» économique avec un PIB inférieur à celui de
l’Argentine. Mais ce n’est plus le cas aujourd’hui. En 2021, le PIB brésilien
pesait 1.609 milliards de dollars, soit 3,3 fois son équivalent argentin.
De plus, en
raison de sa structure et de son développement international, l’économie
brésilienne est beaucoup plus indépendante que sa voisine argentine. En effet,
si l’Argentine est très intégrée à l’économie brésilienne, (20,4 % des
importations, et 14 % des exportations), l’inverse n’est pas vrai. Les
exportations du Brésil vers l’Argentine ne représentent que 9,5 % du commerce
extérieur, soit moins qu'en direction de l’Union européenne (10 %), des
États-Unis (11 %), mais surtout de la Chine (32 %).
Un tel
schéma provoquerait donc de nombreux déséquilibres entre ces deux économies, à
l’image de ceux observés entre certains pays signataires de l’euro, à une échelle
encore bien supérieure. L’inflation n’est, par exemple, pas du tout la même
dans les deux pays. Environ 5,2 % pour le Brésil en 2022, contre près de 94,8 %
en Argentine.
DES PARTENAIRES INÉGAUX
De fait, si
les Argentins pourraient être naturellement attirés par la perspective d’une
monnaie stable et d’un accès aux marchés mondiaux de capitaux (ce qui n’est pas
le cas actuellement avec le peso qui a perdu 98 % de sa valeur par rapport au
dollar en l’espace de 15 ans), les Brésiliens, dont la monnaie est relativement
stable (bien que sans grande valeur, environ 19 centimes de dollar) pourraient
quant à eux se montrer réticent à l’idée d’abandonner le réal.
D'un point
de vue strictement commercial, un tel deal pourrait également frapper de plein
fouet l'économie argentine, notamment en raison du gel des taux de change, une
condition sine qua non du projet pour garantir sa viabilité.
Par
ailleurs, l'effet de cette stabilisation monétaire pourrait coûter cher à
l'Argentine, qui devrait s'adapter aux nouveaux besoins du marché brésilien, et
adapter sa production industrielle pour obtenir un avantage comparatif, qu'elle
ne possède plus depuis plusieurs décennies.
Pour toutes
ces raisons, l’Argentine ne fait pas figure de partenaire idéal pour le Brésil,
et le Brésil pourrait prendre une place prédominante qui ne conviendrait pas à
l'Argentine.
SORTIR DE LA DÉPENDANCE DU DOLLAR
Toutefois,
les récentes élections de dirigeants de gauche dans les deux pays ont davantage
rapproché leurs positions, et conféré un plus grand soutien politique au
projet. En réalité, les deux pays, y compris le Brésil, pourraient tirer profit
de la réussite d’une telle initiative. D’une part parce que les deux pays font
face à des
difficultés économiques considérables, et d’autre part, car le renforcement d’une alliance
des pays du Mercosur permettrait de renégocier des
accords commerciaux avec
d’autres régions, dont l’Union européenne, qui se trouvent actuellement au
point mort.
Mais
l’objectif principal ouvertement avancé par les deux présidents, c’est surtout
la réduction de la dollar-dépendance du commerce sud-américain. À l’heure
actuelle, le dollar occupe une place prédominante dans la région. En Équateur,
comme au Salvador et au Panama, c’est même la seule monnaie légale. En
Argentine ou au Venezuela, c’est une monnaie de substitution à la monnaie
locale, en laquelle les citoyens ont peu confiance. Plus globalement, c’est en
grande partie la monnaie utilisée pour l’endettement étranger de ces pays émergents,
mais aussi celle des relations commerciales.
Concrètement,
cette dépendance fragilise considérablement les économies de ces pays qui sont
donc tributaires de la politique monétaire américaine. Par exemple, lorsque la
Fed resserre sa politique, comme c’est le cas actuellement, les banques
centrales doivent relever plus rapidement leurs taux pour maintenir la valeur
de leur monnaie face au dollar et empêcher des crises monétaires ou
financières. Sortir de cette dépendance est donc un enjeu absolument prioritaire
pour ces pays, et le «sur» pourrait venir remplacer en partie le dollar dans
les transactions commerciales et financières.
MAINTENIR LA CHINE ET LES ÉTATS-UNIS À DISTANCE
Par
ailleurs, ce projet pourrait représenter une opportunité géopolitique stratégique
pour l’Amérique latine et plus particulièrement pour le Brésil, à l’heure où le
capitalisme mondial s’organise en grandes
zones d’influence centrées sur la Chine et les États-Unis. À l’image de ce que tente de créer
l’Union européenne, cette nouvelle zone économique incarnée par le «sur»
pourrait placer la région dans une position équidistante et relativement
indépendante des deux grandes puissances, tout en profitant des avantages de
chacune.
Autrement
dit, l’objectif serait d’une part de se sortir progressivement de la dépendance
du dollar et des États-Unis, tout en maintenant à distance l’influence
grandissante de Pékin sur
les relations commerciales de la région. La création du «sur» pourrait incarner
cette vision, et renforcer d’autre part les relations bilatérales entre le
Brésil et l’Argentine, ce qui tendrait à rapprocher les deux économies.
Pour ce
faire, les deux banques centrales de Brasilia et de Buenos Aires doivent se
réunir mi-février pour lancer les premières discussions à ce sujet. Elles
doivent avant tout trouver un accord sur un système de garantie pour le
commerce bilatéral, et donc pour «accélérer le processus d’approvisionnement et
d’exportation des entreprises brésiliennes en Argentine, et l’approvisionnement
des entreprises argentines en entreprises brésiliennes».
UN PROJET COMPLEXE MAIS PAS IMPOSSIBLE
Finalement,
si les dirigeants brésiliens et argentins devront très probablement surmonter
de nombreux obstacles pour mener à bien un projet d'une telle ampleur, il n'en
reste pas moins viable sur le long terme, et suscite déjà de grands espoirs
dans la région. Bien conscients de ces potentielles difficultés, les
gouvernements des deux pays préfèrent toutefois faire preuve d'une grande
prudence.
«Je ne
veux pas créer de faux espoirs, c’est le premier pas d’un long chemin que
l’Amérique latine doit parcourir», a ainsi nuancé le ministre argentin de
l’Économie, Sergio Massa, auprès du Financial Times.
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Le sommet du
Mercosur assombri par le sort de l'accord commercial avec l'UE, Milei dans les
coulisses
Le 07 décembre 2023
Les présidents des quatre pays du Mercosur se sont réunis jeudi pour leur
sommet annuel, des nuages noirs planant sur le sort d'un accord commercial avec
l'Union européenne, ainsi que sur l'avenir du marché commun sud-américain
lui-même.
Ils espéraient annoncer la conclusion d'un accord de libre-échange avec
l'Union européenne, ouvrant ainsi les marchés de quelque 732 millions de
personnes, mais l'accord n'a même pas été mentionné dans la déclaration
d'ouverture du sommet ou dans le discours du ministre brésilien des affaires
étrangères, Mauro Vieira.
Le changement de gouvernement en Argentine, trois jours seulement après le
sommet, a empêché la conclusion d'un accord final sur des questions qui
auraient dû être approuvées par le nouveau président, Javier Milei, un
libertaire radical qui a déclaré que le Mercosur n'avait aucune raison d'être.
Les diplomates brésiliens ont déclaré qu'ils espéraient que l'Argentine
sous Milei poursuivrait les négociations commerciales avec l'UE, et sa ministre
des affaires étrangères désignée, Diana Mondino, l'a affirmé lors d'une visite
à Brasilia et d'une interview avec Reuters.
"Nous attendons de voir ce que l'Argentine voudra", a déclaré un
fonctionnaire brésilien, qui a requis l'anonymat en raison du caractère
sensible de la question. "Il est évident qu'elle sera plus libérale, mais
sera-t-elle pragmatique ?
Les experts commerciaux estiment que la fenêtre d'opportunité pour conclure
l'accord UE-Mercosur se referme et que sa ratification par le Parlement
européen se heurte à l'obstacle des élections qui se tiendront l'année
prochaine en Europe.
Les vives critiques formulées la semaine dernière par le président français
Emmanuel Macron pourraient susciter davantage de résistance à l'égard de
l'accord initialement convenu en 2019, puis retardé par les exigences
européennes en matière de protection de l'environnement.
Oliver Stuenkel, professeur à la Fondation Getulio Vargas, un groupe de réflexion
de Sao Paulo, est sceptique quant à la ratification de l'accord commercial par
l'Europe, où les opposants s'appuieront sur les idées radicales de Milei pour
justifier leur point de vue.
"Les protectionnistes européens pourraient utiliser la rhétorique
radicale de Milei, en particulier sur le climat, pour tenter de bloquer
l'accord", a-t-il déclaré. "Malgré sa récente modération, Milei
fournira beaucoup de matériel à ceux qui cherchent à le diaboliser.
Lors de sa campagne, Milei a menacé de quitter le Mercosur, faisant
exploser le marché commun avec le Brésil, l'Uruguay et le Paraguay. Mais son
conseiller en politique étrangère, M. Mondino, a déclaré que l'Argentine ne
quitterait pas le bloc. L'ancien secrétaire brésilien au commerce extérieur,
Welber Barral, a déclaré que le Mercosur était là pour rester malgré ses
défauts.
"Le Mercosur est une union douanière incomplète et le commerce
régional a progressé lentement au cours des deux dernières décennies. Mais le
coût politique de son abandon est très élevé, même pour Milei", a-t-il
déclaré.
Marcel van Hattem, législateur conservateur et critique du Mercosur au sein
de la commission des relations extérieures de la chambre basse du Congrès
brésilien, s'est fait l'écho de ce point de vue.
"Si le Mercosur revient à son objectif initial de libre circulation et
de libre marché, que Milei défend également, non seulement il survivra, mais il
deviendra utile à ses membres", a-t-il déclaré.
Les économies du Mercosur représentent un produit intérieur brut de 2,86
billions de dollars, et le commerce entre les quatre pays a été multiplié par
dix depuis sa création en 1991, selon le bloc.
Alors que l'accord avec l'UE est en suspens, le Mercosur signera jeudi à
Rio un accord sur le commerce et l'investissement avec Singapour, selon les
organisateurs. Il s'agit du premier accord de ce type conclu par le groupement
sud-américain en 12 ans, et du premier avec un pays asiatique. Le sommet s'est
tenu au Musée de l'avenir de Rio. (Source : Zonebourse, traduit
de Reuters, 2023)
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Les deux pays veulent dépasser les 20 milliards de
dollars d'échanges commerciaux: le Brésil et l'Inde signent un accord sur les
minerais critiques et les terres rares
Publié
le 21/02/2026, BFM Business, HC avec AFP
Ce sont des matériaux indispensables à la construction
de batteries, de panneaux solaires ou encore de smartphones: les minerais
critiques et les terres rares ont fait l'objet d'un accord entre l'Inde et le
Brésil, qui possède les deuxièmes plus importantes réserves mondiales après la
Chine.
L'axe indo-brésilien se renforce. Le Premier ministre
Narendra Modi a annoncé samedi la signature d'un accord sur les minerais critiques et
les terres rares avec le président brésilien Luiz Inacio Lula
da Silva, en visite en Inde.
Il s'agit d'une "étape majeure pour bâtir des
chaînes d'approvisionnement résilientes" a assuré Narendra Modi.
"L'augmentation des investissements et de la coopération sur
les énergies renouvelables et les minerais critiques est au coeur de l'accord
pionnier que nous avons signé aujourd'hui", a ajouté Lula.
Les détails de l'accord n'ont toutefois pas encore été
rendus publics.
Lula est arrivé à New Delhi mercredi, accompagné d'une
douzaine de ministres et d'une importante délégation d'entreprises, comprenant
notamment des PDG de grandes sociétés brésiliennes.
Le Brésil possède les deuxièmes plus importantes
réserves mondiales pour ces matériaux nécessaires à de nombreux produits, des véhicules électriques aux
panneaux solaires et aux smartphones, en passant par les moteurs d'avion et les
missiles guidés.
Soucieuse de réduire sa dépendance à l'égard de la
Chine, l'Inde a développé sa production nationale et ses activités de
recyclage, tout en recherchant de nouveaux fournisseurs de minéraux critiques.
Les principales exportations du Brésil vers l'Inde
comprennent le sucre, le pétrole brut, les huiles végétales, le coton et le
minerai de fer.
Neuf autres accords et protocoles d'accord ont été
finalisés samedi, a déclaré le porte-parole du ministère indien des Affaires
étrangères, portant sur la coopération numérique, la santé, l'entrepreneuriat
et d'autres domaines.
"Le Brésil est le premier partenaire commercial de l'Inde en
Amérique latine. Nous nous engageons à porter notre commerce bilatéral au-delà
de 20 milliards de dollars au cours des cinq prochaines années", a encore
déclaré le Premier ministre indien.
La coopération croissante de l'Inde avec le Brésil
dans le domaine des minéraux critiques complète les récents engagements en
matière de chaîne d'approvisionnement avec les États-Unis, la France et l'Union européenne,
a estimé Rishabh Jain, expert au sein du groupe de réflexion Council on Energy,
Environment and Water, basé à New Dehli.
Si ces partenariats permettent à l'Inde d'accéder à
des technologies de pointe, à des financements et à des capacités de traitement
haut de gamme, "les alliances avec les pays du Sud sont essentielles pour
garantir un accès diversifié aux ressources sur le terrain et façonner les
nouvelles règles du commerce mondial", a déclaré Rishabh Jain à l'AFP.
"Partenariat gagnant-gagnant"
L'Inde, pays le plus peuplé au monde, est le 10e
marché pour les exportations brésiliennes, avec un commerce bilatéral dépassant
les 15 milliards de dollars en 2025.
Les principales exportations brésiliennes vers l'Inde
comprennent le sucre, le pétrole brut,
les huiles végétales, le coton et le minerai de fer, dont la demande a été
stimulée par l'expansion rapide des infrastructures et la croissance
industrielle en Inde, en passe de devenir la quatrième économie mondiale.
Le ministre indien des Affaires étrangères,
Subrahmanyam Jaishankar, s'est dit convaincu que les discussions entre MM. Lula
et Modi "donneront un nouvel élan à nos relations".
"Notre coopération dans le secteur de la défense ne cesse de
se développer", saluant un "partenariat gagnant-gagnant", s'est
réjoui Narendra Modi.
Les entreprises brésiliennes se développent également
en Inde. Le groupe Adani et Embraer ont signé un accord de fabrication
d'hélicoptères en janvier.
Lula s'est également exprimé jeudi lors du sommet AI Impact à Delhi,
appelant à la mise en place d'un cadre de gouvernance mondial multilatéral et
inclusif pour l'intelligence artificielle. Il doit ensuite se rendre en Corée
du Sud pour rencontrer le président Lee Jae Myung et participer à un forum
économique.
(Fuente : www.bfmtv.com/economie/international/les-deux-pays-veulent-depasser-les-20-milliards-de-dollars-d-echanges-commerciaux-le-bresil-et-l-inde-signent-un-accord-sur-les-minerais-critiques-et-les-terres-rares_AD-20260221...)
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Un gran paso para América Latina y el
Caribe
“Nuestra labor, desde el banco de
desarrollo de América Latina y el Caribe, va más allá del financiamiento. Parte
de nuestro ADN es crear estos espacios de diálogo y usar nuestro poder de
convocatoria para tender puentes”, dice Sergio Díaz-Granados, presidente
ejecutivo de CAF -banco de desarrollo de América Latina y el Caribe.
Por Sergio Díaz-Granados, El Comercio (Perú), 27/02/2026
Hace
apenas unas semanas, Panamá se convirtió en el epicentro de una conversación
crucial. Allí celebramos la segunda edición del Foro Económico Internacional de
América Latina y el Caribe, organizado por CAF. Si tuviera que resumir el
sentir de los más de 6.600 asistentes de 70 países que participaron en el
evento, diría que lo que ocurrió fue algo que la región necesitaba desde hacía
varias décadas: dejamos de lado los diagnósticos y las diferencias ideológicas
para empezar a construir soluciones de medio y largo plazo a los principales
problemas que nos aquejan.
El
resultado fue un éxito que se mide en cifras: ocho jefes de Estado y de
Gobierno, 240 panelistas (incluyendo cuatro premios Nobel) y medio centenar de
sesiones. Pero, sobre todo, se mide en la calidad de los diálogos que se
generaron. No hubo tema importante que se quedara fuera: desde la
reconfiguración geopolítica y la inteligencia artificial, hasta la inclusión social
y la sostenibilidad ambiental, fueron sometidos a un examen profundo y franco.
Previo
al encuentro, planteábamos la necesidad de ir más allá del diagnóstico y
priorizar proyectos de impacto regional que trasciendan ciclos políticos. Y eso
fue precisamente lo que comenzó a tomar forma. Ministros de Economía
sostuvieron una charla a puerta cerrada para examinar desafíos compartidos, un
ejercicio simple pero difícil de lograr en foros multilaterales más amplios.
Empresarios de Santiago, Lima, Ciudad de Guatemala y Santo Domingo se sentaron
a la misma mesa para construir alianzas. Las más de 1.100 reuniones programadas
y las ruedas de negocio no solo cerraron operaciones millonarias, sino que
sembraron la semilla de proyectos tangibles que veremos en el futuro.
Este
dinamismo confirmó algo que a menudo olvidamos: la fuerza de la integración en
nuestra región no viene solo de los discursos oficiales, sino de los individuos.
Son los emprendedores, los académicos, los líderes sociales y los ciudadanos
los verdaderos protagonistas de un proceso que es más fluido y práctico de lo
que parece.
Quedó
claro que no buscamos una uniformidad de pensamiento. La región es diversa en ideologías
y realidades. Lo que construimos en Panamá fue una visión estratégica
compartida sobre los grandes ejes que nos unen. Hablamos de corredores
bioceánicos inteligentes, de una agenda digital común para garantizar soberanía
de datos, y de cómo transformar nuestra potencia en biodiversidad y energías
renovables en productos verdes de alto valor. Se trata, en definitiva, de
liderar la transición hacia una bioeconomía circular y no solo de exportar
materias primas. Pero también confrontamos nuestras asignaturas pendientes. La
desigualdad sigue siendo nuestro talón de Aquiles. Por eso, el diálogo incluyó
la necesidad de construir sistemas educativos modernos, cerrar brechas de
género y étnicas, y formalizar el empleo. Un crecimiento que no sea inclusivo,
simplemente no es sostenible.
Nuestra
labor, desde el banco de desarrollo de América Latina y el Caribe, va más allá
del financiamiento. Parte de nuestro ADN es crear estos espacios de diálogo y
usar nuestro poder de convocatoria para tender puentes. Sabemos que vivimos
sobre un terreno fértil, donde las buenas ideas pueden echar raíces fuertes y
prosperar.
Por
todo ello, el éxito de este segundo Foro es un impulso para seguir adelante. Ya
estamos trabajando en la convocatoria para fines de enero de 2027, de nuevo en
Panamá. El objetivo es aportar otro granito de arena para construir una región
más próspera, justa y sostenible. Una región que, actuando unida y demostrando
que es parte de la solución a los problemas globales, logrará por fin sentarse
en la mesa donde se toman las decisiones del mundo. La cita, que ya se ha
vuelto una cita que vale la pena, está en marcha.
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